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 « Forcing laughter, faking smile. »

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MessageSujet: « Forcing laughter, faking smile. »   Sam 3 Aoû - 20:38





Deuxième jour. La nuit a été longue, dans cette chambre sombre et étroite. Kelly est habitué à un cinquante mètres carrés rien que pour elle, une chambre qu’elle trouvait bien grande et bien vide. Elle s’y fera, elle le sait. Mais en attendant, allongé sur le dos dans son lit, les lumières toutes allumés, elle ne bouge pas. Les bras pliés au-dessus d’elle, elle regarde ses cicatrices que ses parents ont mis tant de temps à voir. Ce qu’ils ont fait ? Ils lui ont passé un savon. Ils n’ont pas cherché à comprendre : pour eux, leur fille était en tort, un point c’est tout. Cinq mois de scarification qui se finissent par deux semaines de punition avec interdiction de monter à cheval. Kelly a donc commencé à écrire pour évacuer : des mots, des phrases, des textes. Il lui arrivait même de se mettre à crier. A hurler. Mais ses parents ne l’entendaient jamais.

Kelly se lève enfin et se dirige vers la salle de bain. Elle regarde la douche mais se contente d’un peu d’eau sur le visage. Elle s’habille d’un simple jean et d’un T-shirt à manche longues, se brosse les cheveux avant se les attacher en queue de cheval puis, munis de sa paire de lunette, va s’assoir sur son lit. Huit heures du matin. Il n’y a sûrement personne de réveillé à cette heure-là, à part peut-être les palefreniers. L’adolescente se déplace sur sa chaise de bureau et, d’un coup de pieds, se propulse vers l’aération. Debout en équilibre, elle l’ouvre en grand et se dirige ensuite vers son bureau.

Elle place ses écouteurs sur les oreilles, cale son baladeur dans sa poche et se dirige vers l’évier où elle pose ses lunettes. La boite contenant ses lentilles de vue l’attend patiemment : elle l’ouvre et observe le liquide légèrement agité. Elle se regarde ensuite dans le miroir pendant plusieurs minutes, de longues minutes, laissant ses pensées vagabonder vers, comme à son habitude, de mauvais souvenirs. Elle ne connait pas les mots « Je t’aime », ou du moins elle était trop jeune pour s’en souvenir aujourd’hui. Combien de fois elle a entendu ses parents dirent à ses frères et sœur ces trois mots. Combien de fois, devant sa télé, elle a entendu les acteurs se les dirent en chuchotant. Trois mots, trois petits mots, qu’on ne lui a jamais adressé.

Huit heures trente. Kelly se redresse brusquement, se déshabille et va prendre une douche. Elle passe des heures dans la petite cabine, fermant les yeux sous l'eau chaude. Elle finit tout de même par se laver puis par sortir. Emmitoufler dans son peignoir, elle regarde l'heure sur son réveille : onze heure trente. La facture d'eau va décoller, ça c'est sûr.

Elle se sèche, s'habille, met ses lentilles, se rebrosse, éteints les lumières et sort de sa chambre, prenant bien soin de fermer la porte à clé derrière elle. Son regarde se coule jusqu’à la cafétéria mais l’adolescente n’a pas encore faim. Elle sait qu’elle doit prendre du poids. Quarante-et-un kilos pour un mètre soixante-huit, ce n’est vraiment pas assez. Mais après être descendu à trente-cinq kilos, on se dit que finalement, son poids actuel n’est pas si mal.

Kelly parcours le chemin vers la surface au pas de cours, sans s’arrêter. Elle entend le flipper de la cafétéria, des voix s’élevant d’une télé, si bien qu’elle monte le son de sa chanson et accélère encore. Elle escalade l’escalier en montant les marches deux par deux et, les yeux mi-clos à cause de la lumière du jour, elle avance vers la sortir de l’accueil. Son regard dérive vers la direction du club-house alors qu’elle pousse la porte pour sortir. Elle n’y est pas encore allée. Plus tard.

Il est vrai que sous son T-shirt à manche longue, la jeune fille a un peu chaud. Mais elle est plus à l’aise quand elle ne voit pas ses bras. Elle marche en rythme sur le gravier, se dirigeant vers la sellerie. Arrivée là-bas, elle ouvre son casier, prend quelques friandises qu’elle a amenées de chez elle, puis remet le cadenas en place avant de rejoindre son cheval.

De nombreuses têtes l’accueillent à son arrivée. La porte était déjà ouverte, signe que quelqu’un est venu les voir. Kelly passe devant les box sans s’arrêter jusqu’au box d’Atom. Elle ouvre la porte, rentre et referme derrière elle avant de donner les quelques friandises à son canasson. L’hongre renâcle des naseaux pour montrer son contentement et, riant, Kelly lui caresse le chanfrein.

    « Je t’aime. »

La jeune fille caresse ensuite l'équidé sur toutes les parties de son corps, vérifiant qu’il n’a aucune blessure suite à son transport, mais tout est bon. Alors elle s'assoit dans un coin propre, pose sa tête contre le mur et ferme les yeux. Elle ne pense à rien, songeant simplement à la chanson qu’elle écoute depuis déjà plusieurs jours. Et alors qu’une larme d’apaisement coule sur sa joue, Kelly s’endort, sereine, dans un léger sommeil.


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Dernière édition par Precious Kelly le Mar 6 Aoû - 12:29, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: « Forcing laughter, faking smile. »   Mar 6 Aoû - 10:32


Kenzo s'était levé assez joyeux pour une fois. Sa semaine passée dans l'écurie ne s'était pas si mal déroulée. Il avait brutaliser un petit palefrenier, il avait fait une sorte de Doma vaquera avec un shetland, il s'était déjà fait engueulé plusieurs fois mais il avait toujours remis à sa place la pauvre patronne de l'écurie. Après tout ce n'était pas elle la reine, c'était lui. La reine. Il rigola à cette pensée sur le chemin des écuries. Oh non ce n'était pas une reine c'était un Roi. Enfin il le serait bientôt. Une fois que ses frères auront tous abdiqués. Oui Kenzo avait toujours été jaloux de n'avoir été le premier. Monter sur le trône lui aurait fait plus que plaisir mais non. Il était maintenant connu aux yeux de tous comme le prince déchu. Même Avril le savait. Il sourit et soupira en tournant la tête de gauche à droite. Il n'était pas déchu : il profitait de la vie.

Il entra dans l'écurie et regarda sa montre : midi. Bon et bien il mangerait après avoir monté. Il n'avait pas vraiment faim. Ne sachant pas cuisiné et n'ayant pas les moyens de faire appel à un traiteur il devait se contenter de plats surgeler. C'était pas le meilleur. Il avança vers le box de son petit cheval qui... et bien qui ne leva même pas la tête à son arrivée.


    "Boudeur"

Le jeune homme a parlé un peu fort et seul l'écho lui a répondu. Son propre écho. Il se sentit assez stupide. Parler à un cheval : c'est un truc de gonzesse. Il rit de sa propre idiotie et rentra dans le box. Le cheval ne leva même pas la tête de sa paille, les fesses tournées vers son cavalier. Kenzo fit le tour jusqu'à arriver vers la tête de l'étalon qui redressa immédiatement la tête et piaffa comme s'il était content de le voir et qu'il ne l'avait pas entendu arriver. Ce simple comportement de petit chieur fit sourire son cavalier. Ce cheval était une perle.

Il le caressa et mit son licol. Il tira doucement sur le licol et l'étalon replongea dans sa paille. Le jeune cavalier ne voulait pas perdre de temps. Après tout il voulait quand même manger à un moment. Kenzo tira plus fort mais rien à faire, Enjoy avait plus de force et il le savait. Le prince décida donc de frapper avec sa main la croupe du cheval. Et le crème répondit directement. Il poussa le cavalier et sortit du box de lui-même. La queue relevée et heureux, il n'avait fait que quelques pas dans l'écurie et attendait son cavalier comme s'il disait : "ba alors tu attends quoi ?" Kenzo se releva, enleva la paille de ses vêtements et rattrapa son cheval. Ceci faisant, il remarqua la jeune femme couchée dans le box d'un nouveau cheval.


    "Hé squateuse ! Dégagez de ce box ! vous avez aucun droit d'être ici ! Ces chevaux sont les propriétés des cavaliers de l'écurie. Et vous êtes sur une propriété privée. Si vous ne savez où dormir allez plutôt au niveau des bâtiments abandonnés ! Dégagez maintenant !"

Dans toute son ingéniosité, le petit prince était convaincu que la jeune femme endormie était une clodo sans abri qui s'était trouvé refuge ici. Il n'avait pas fait attention aux habits de cette dernière. En tout cas vu comment il avait crié elle devait être réveillée maintenant.

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MessageSujet: Re: « Forcing laughter, faking smile. »   Mar 6 Aoû - 13:02





Kelly ne rêve pas. Elle entend ce qui se passe autour, mais n’en est pas consciente. Sa tête s’est penchée sur le côté, retenue par la paroi du box, et l’un de ses écouteurs est tombé. La musique s’est elle aussi arrêtée.

Des bruits de pas retentissent dans l’écurie. Atom fouette l’air de sa queue avant de passer sa tête par-dessus la porte du box, balayant au passage le visage de sa cavalière. Réveille en douceur réussis. Kelly se réveille en sursaut, regardant autour d’elle. Elle regarde les grosses fesses de son cheval, claquant des doigts pour attirer son attention. Atom se retourne et va poser son museau contre sa cavalière avant de retourner regarder dehors, éloignant tout de même son postérieur. L’adolescente ferme alors de nouveau les yeux, mais ne se rendort pas.

Elle écoute les bruits extérieurs, et plus particulièrement ces bruits de pas. Elle entend quelqu’un parler mais ne comprend pas ce qu’il dit, puis des bruits de sabots qui claquent contre le béton suivis de bruit de pas. Puis quelqu’un parle, sur le même ton que ses parents que quand ils l’engueulent.

« Hé squatteuse ! Dégagez de ce box ! Vous avez aucun droit d'être ici ! Ces chevaux sont les propriétés des cavaliers de l'écurie. Et vous êtes sur une propriété privée. Si vous ne savez où dormir allez plutôt au niveau des bâtiments abandonnés ! Dégagez maintenant ! »


Kelly regarde le jeune homme en haussant les sourcils. Il a l’air à peine plus âgés qu’elle, et a visiblement une logique à toute épreuve. Elle expire un bon coup et lui répond calmement.

« T’es bien gentil, mais c’est mon cheval que tu vois là, donc je fais ce que je veux dans son box. »

Aller Kelly, essaye d’être gentil. Oublie qu’il te tape déjà sur les nerfs. Elle se relève, époussette son jean et s’approche de la porte du box.

« Lui c’est Atom, et moi c’est Kelly. Je suis arrivée hier. »


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MessageSujet: Re: « Forcing laughter, faking smile. »   Mar 6 Aoû - 22:18


Elle le regarda et osa hausser un sourcil. Elle se prenait pour qui la sans-abri là ? Sérieusement ? Lever à sourcil à Kenzo De Monaco ? Il s'apprêtait à lui renvoyer une boutade à la figure lorsqu'elle le devança. Et en plus elle lui coupait la parole. Elle permettait tout cette femme. Et en plus elle souffla. Non c'était trop pour Kenzo. Un bas peuple ne peut pas souffler aux pieds d'un prince. Elle était idiote ou illettrée ou alors sans culture, quoi qu'il en soit quelque chose ne tournait pas rond pour qu'elle ne l'ait pas reconnu. Et pour finir elle parla. Kenzo crut criser. Elle le tutoya ! Sérieusement ! Tutoya ! NON elle avait pas osé. Il fulminait et l'étalon à côté le senti car il commença à piaffer et à s'échauffer. Il ne répondit rien, attendant la réplique cinglante, la bonne réplique, celle qui ferait mal. Elle se releva, épousseta son jeans et s'avança vers lui. Elle se présenta. Il cracha des paroles emplies de venin et de haine mais d'un ton si détaché que ça faisait froid dans le dos.

    "En fait. J'en ai rien à faire de qui vous êtes. Dans tous les cas, vous ne m'arrivez pas à la cheville."

"Car si c'était le cas vous seriez dans les journaux" il avait omis cette phrase, ça ne servait à rien d'en rajouter elle avait sûrement compris. Un arqua un sourcil et la regarda de haut en bas comme s'il la jugeait. Et il rajouta.

    "Non vous n'êtes rien qu'une femme du peuple. Rien de plus."

Il claqua de la langue et prit la direction de la sortie des écuries. Son cheval claquait des sabots sur le sol. Les deux s'étaient bien trouvés : tous les deux aussi fiers. Il attacha son cheval, à la barre de pansage et chercha Luka, son groom.

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MessageSujet: Re: « Forcing laughter, faking smile. »   Mer 7 Aoû - 10:12





Elle le regarde sans ciller. Ses trois frères ont tous essayer de l’énerver et de la prendre de haut, comme cet ado puéril, seulement parce qu’ils étaient des garçons. Ils ont finis par s’écraser d’eux même, tout simplement parce que Kelly n’a jamais haussé la voix, et ne s’est jamais énerver. Bref, elle ne réagissait jamais comme ils l’espéraient. Et ce jeune homme va comprendre à quel point il est dur de la déstabiliser.
« En fait. J'en ai rien à faire de qui vous êtes. Dans tous les cas, vous ne m'arrivez pas à la cheville. »
Elle l’imita quand il arqua un sourcil et le regarda dans les yeux tandis qu’il la jugeait.
    « Non vous n'êtes rien qu'une femme du peuple. Rien de plus. »
Une femme du peuple qui va quand même hériter de 600 millions de dollars. Elle le regarde faire claquer sa langue avant de s’en allé avec son cheval, un beau crème de la même taille qu’Atom. Kelly ce tourne vers ce dernier et le regarde renâcler des naseaux en rigolant. Il donne l’impression d’en avoir marre, mais elle le connait assez pour savoir qu’il veut juste aller jouer avec le nouveau. Mais son cavalier n’accepterait jamais, elle le sait bien !

Elle passe sa tête par-dessus la porte du box et regarde l’adolescent chercher quelque chose, son cheval attaché à la barre d’attache. D’un bond, Kelly s’assoit sur la porte du box et, se penchant un peu en arrière, elle regarde le garçon.
    « Et je peux savoir qui tu es pour me prendre de haut ? »
Elle était restée calme, d’un air vraiment intéressé alors qu’en fait, elle ne l’était qu’à moitié. Et en se remémorant ce qu’il lui avait dit quelque seconde auparavant, elle se dit qu’il ressemble beaucoup à tous ces gens qui, en fin de film, se font écraser par les autres. Elle se retient de rire à cette pensée, évitant de justesse un sourire. On essaye d’être gentil, on essaye. Et dans le pire des cas, on part. Comme ça, ça règle le problème.

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